L'Alimentation
Comment nourrir les oiseaux est certainement un des aspects les plus difficiles a traiter.
Ce problème vient principalement du manque de connaissances en ce qui concerne les besoins
nutritifs de chaque espèce. Cependant quelques bonnes méthodes pour nourrir les oiseaux
ressortent des expériences et des recherches scientifiques.
Le régime d´ oiseau est un des soin les plus importants a considérer. On pourra prescrire un
régime approprié, comprenant une grande variété d´aliment disponibles sur le
marché ou choisir parmi les mélanges commerciaux préparés spécialement pour
les oiseaux . Une alimentation variée et intéressante offre a votre oiseau une saine
stimulation.
La Moulée
Des mélanges alimentaires complets, disponibles sur le marché, offrent aux oiseaux
un régime équilibre. Ils sont aussi très pratiques pour le propriétaire. La tendance actuelle
se tourne vers les mélanges adaptés aux différents style de vie des oiseaux ; ils
tiennent aussi compte de l´âge, de l’activité, des besoins thérapeutiques et des besoins
reliés au stress.
Des moulées servant d´aliment principal spécialement développées pour les oiseaux sont
maintenant disponibles. Cette nourriture se vend sous forme de granules, de pépites, de
tablettes (comme Avicakes et Nutriberries), de miettes ou de mélanges préparés pour
nourrir les oisillons a la main. Le personnel de l´hôpital pourra vous en montrer des
échantillons.
Changer un régime a base de graines par une moulée doit être fait avec soin car l´oiseau risque
de ne pas prendre le mélange pour de la nourriture : Dans leur habitat naturel les oiseaux
sont prudents. Il s’agit d´un mécanisme de défense les empêchant de manger des matières
dangereuses. Les oiseaux domestiques présentent un comportement semblable, limitant leur
régime a un choix restreint d´aliments familiers, causant ainsi des déficiences alimentaires.
Aussi tout changement apporté a l´alimentation, afin de corriger ces carences
s´avère souvent difficile. Une nouvelle nourriture présentée trop soudainement peut
faire peur a certains oiseaux, au point qu’ils pourraient complètement arrêter de manger.
Afin d ´éviter cette situation, nous recommandons les méthodes suivantes pour habituer
l´oiseau au granules:
* Au début, mélanger environ 10% de granules a la nourriture habituelle, puis augmenter
graduellement les quantités.
ou
* Écrasez les granules et saupoudrez-en les graines.
ou
* Remplissez un bol avec des granules, des Avicakes ou des Nutriberries, et laissez le toute
la journée a l`oiseau tout en continuant de lui donner des graines pour une courte période,
matin et soir seulement.
Par ailleurs, on doit sevrer les oiseaux qui mangent des graines de tournesol en remplaçant
celles-ci par des graines de carthame. Cette mesure n’est que temporaire puisque les graines
de carthame contiennent plus de gras que les graines de tournesol.. Garder quelques graines de
tournesol comme récompense.
La période de transition des graines aux granules peut prendre 1 mois selon l´oiseau.
Il ne faut pas priver l´oiseau de nourriture pour l´habituer a manger des granules
Vous pouvez toujours ajouter 20% de nourriture de table variée pour épicer les granules.
Par exemple lui préparer sa propre assiette avec des pâtes, du riz ou pomme de terre.
On peut bien sûr y ajouter les légumes suggérés.
Une fois que l´oiseau commencera a manger des granules,ses fientes passeront du vert , ou
du noir au brun. Par ailleurs comme un régime a base de granules lui fait boire plus d’eau,
ses fientes deviendront plus liquide et même plus grosses.
On recommande de peser régulièrement l´oiseau avant et pendant la période de transition.
D'autres facons de nourrir votre oiseau
Malheureusement, plusieurs propriétaires inexpérimentés croient a tort que les graines,
les gâteries faites a partir de graines et certains autres produits vendus sur le marché
comme la « nourriture pour oiseau » fournissent une alimentation complète. Dans les graines il
manque plusieurs éléments nutritifs appartenant aux quatre groupes alimentaires. Ainsi aucun
régime composé uniquement de graines ne peut fournir une nutrition complète.
Par conséquent, on doit ajouter d´autres aliments maigres, de type végétarien,
afin de remplacer les éléments nutritifs absents des graines. La plupart de oiseaux
domestiques manquent de vitamine A et de Calcium tout en ayant trop de matières grasses
dans leur régime.
Les Grains
Environ 60% de la consommation quotidienne peut provenir de grains entiers ou de produits
du grain. On offrira normalement diverses graines pour oiseaux, du riz brun cuit, de l´avoine
et des f locons d´avoine , du mais, de l´orge, du pain de blé et du pain de céréales
entières.
Les Légumes
Les légumes frais peuvent compter pour environ 10% du régime. Ils fournissent certains
de minéraux et des vitamines essentiels aux oiseaux. Les légumes de couleur pâles
(comme la laitue Iceberg et le céleri) contiennent beaucoup d’eau et ils sont, par le
fait même, les moins bénifiques. Les meilleurs légumes que vous puissiez donner
a votre volatile sont des légumes vert foncé et feuillus ou ceux de couleur jaune
foncé qui contiennent beaucoup de vitamine A comme le brocoli cuit ou cru,
l´endive,la scarole, la carotte, le persil, la citrouille, la courge et la patate sucrée,
ces deux dernières crues ou cuites. Varier la présentation peut faciliter l´acceptation en
dés, en tranches, hachés, râpés , en rondelles ; laissez allez votre imagination,
selon le produit.
Les Fruits Frais
On doit limiter la quantité de fruit donnée a l´oiseau afin d´éviter qu’il n’en
consomme trop. Le régime devrait contenir moins de 5 % de fruits frais. La plupart des
oiseaux n’ont pas besoin de source additionnelles de vitamine C sauf pendant les périodes
de maladie ou de stress. Cependant les fruits riches en vitamine A comme la papaye, le
cantaloup, et les abricots sont a inclure dans le régime.
Les Sources de protéines
Le régime peut contenir jusqu’à 25% de légumineuse (fèves cuites telles les fèves de soya,
les haricots rouges, les lentilles et les pois mûrs)Ces dernières procurent une
excellente source de protéines. On doit cependant limiter les arachides, car elles ont
un taux élevé de gras. On peut aussi offrir, en petites quantités, du thon
(ou tout autre poisson) , du boeuf, du poulet et des oeufs.
Les Sources de Calcium
Comme nous ne conseillons pas les grandes quantités de produits laitiers pour les oiseaux,
il faut combler leur besoins autrement. Les volatiles aiment bien le yogourt, le fromage
cottage de même que certains autres fromages fermes(en petites quantités). En règle générale,
plus le régime contient de graines, plus il sera nécessaire de rajouter un supplément de
Calcium en fournissant un supplément de minéraux sous forme d´os de seiche, d´écailles
d´huître, ou de bloc minéral. Si l´oiseau refuse de manger ces aliments, on pourra
rajouter a sa nourriture du calcium liquide, en poudre ou en comprimés écrasés.
L'engagement du Propriétaire
Le temps et les efforts nécessaires pour préparer la nourriture ainsi que pour équilibrer
les éléments nutritifs sont les aspects les plus difficiles d´un régime alternatif. Ceci
demande un engagement sérieux de la part du propriétaire. L´oiseau ne choisira pas de
lui-même un régime équilibré.
L'eau Fraiche
De l’eau fraîche doit être disponible en tout temps. Les suppléments de vitamines et de
minéraux ne doivent jamais être ajoutés a l’eau : ils y subissent une oxydation rapide
les neutralisant, et ils créent un milieu de croissance pour les bactéries, polluant ainsi
l’eau que l´oiseau boit.
Quelques Suggestions
* Vérifiez attentivement la consommation totale d´aliments si vous changez le régime de
l´oiseau.
* Lavez vous les mains et lavez les fruits et légumes avant de les offrir a votre oiseau.
* Introduisez des morceaux de taille appropriée de quelques aliments nouveaux a la fois et
répéter la procédure pendant deux ou trois semaines jusqu’à ce que l´oiseau s’y habitue.
* Ne vous découragez pas , persévérez. Dans le cas de certains, s’ils vous voient ou s’ils
voient un autre oiseau goûter un aliment, il y a de bonnes chances qu’ils y
goûtent aussi.
* Réduisez graduellement la quantité de graines offertes pendant que vous augmentez celle
des autres aliments.
* Nettoyez a fond les contenants d’eau et de nourriture chaque jour et enlevez la nourriture
renversée dans le fond de la cage.
* Des suppléments de vitamines peuvent être recommandés par votre vétérinaire,
mais ils ne sont pas nécessaire avec un régime de moulée.
* Certaines formes de nourriture fournissent une bonne source d´activité pour
l´oiseau comme les baies, les épis de mais de même qu’une quantité limitée de noix de
coco ou de noix entières.
NE PAS DONNER:
Avocats, noyaux de fruits, plants de tomates, feuilles de
rhubarbe, chocolat, café, beurre, aliments gras, sel, sucre ou alcool.
Plusieurs plantes de maison sont toxiques si ingérées.
La salive humaine contient des éléments nuisibles aux oiseaux. Evitez
d'utiliser un ustensile que vous avez mis en bouche pour nourrir votre oiseau,
de même qu´offrir un aliment a l'oiseau en le tenant entre vos lèvres.
Le Gravier
La nécessité de donner du gravier dur et non digestible
(différent des suppléments en minéraux dont nous avons
parlé plus tôt) est controversée. Les oiseaux décortiquant
leurs graines n'ont pas besoin de gravier. De plus, une surconsommation de gravier peut
provoquer une irritation de la muqueuse intestinale ou encore une obstruction .
Nous vous conseillons d'éviter le gravier dans le régime de votre oiseau.
Par contre, un matériel dur, tel les écailles d´huître, facilite
la digestion des oiseaux consommant leur graines entières (tourterelles, pigeons)
et fournit un supplément de calcium en même temps.
Les Besoins Specifiques
Les loris, les loriquets et les espèces parentes gardées en captivité
nécessitent un régime spécial simulant le nectar. On offrira un
mélange contenant les éléments nutritifs essentiels connus sous
forme sèche ou humide auquel on ajoutera, tous les jours ou plusieurs fois par
semaine, des fruits et des légumes frais, du pollen, des graines et des vers
de farine.
Des régimes spéciaux sont disponibles pour les oiseaux a bec fin. Comme
les toucans et les mainates ont tendance a développer une maladie reliée
a I'accumulation de fer, on leur offrira un mélange a faible teneur en fer Ces
oiseaux ont besoin de fruits et de légumes coupés en cubes chaque jour,
en évitant ceux a haute teneur de fer (épinards, per ex.).
Notre personnel peut vous donner plus de détails au sujet de ces régimes.
Les Soins de Base
L'environnement
* La Température
Un oiseau en santé peut facilement s´accommoder de températures que son propriétaire
trouve confortables. Cependant, de brusques changements de température peuvent être une
menace pour l´oiseau malade.
* L'humidité
Votre oiseau peut s´adapter a différents degrés d´humidité. Toutefois, les oiseaux
originaires des régions subtropicales ont besoin d’une plus grande humidité ambiante. Vous pouvez, par exemple laisser couler la douche ou vaporiser souvent leur plumage avec de
l’eau, de préférence le matin. Vous pouvez aussi utiliser un humidificateur (avec filtre
propre) dans la pièce ou les oiseau passent le plus de temps.
* La Lumiere et L'Air frais
L´oiseau a besoin d´air frais et de bains de soleil (d’une lumière non filtrée par une vitre)
.Il faut cependant s’assurer que l´endroit est sécuritaire et offre des coins d´ombre.
L´utilisation d´éclairage a spectre complet du genre vitalites ou verilux Tru -Bloom
peut aussi s´avérer bénifique, surtout l’hiver. Un purificateur d´air
(possiblement avec ionisateur) peut aussi être utilisé dans la pièce ou vivent
les oiseaux.
L´Habitation
Nous recommandons la plus grande cage que vous puissiez garder dans votre maison pour les
oiseaux qui y passeront la plupart du temps. Celle-ci doit être suffisamment solide pour
ne pas être tordue ou démantelée par l´oiseau, faite de matériau non toxiques, conçue pour
la sécurité et facile d´entretien. Les cages en bois ne sont pas recommandées. Dans la
plupart des cas, la cage devrait être plus large que haute afin de permettre a l´oiseau
de déployer ses ailes. Cependant les oiseaux a longue queue ont aussi besoin d’une cage
haute.
Les Perchoirs
Le perchoir idéal est propre , de grosseur appropriée et il se remplace facilement. Il est
fait de branches en bois naturel provenant d´arbres non toxiques qui n’ont pas été
vaporisés d´insecticide (ormes, quelques arbres fruitiers, manzanitas)
Il est préférable de choisir des perchoirs ayant des formes, des textures et des diamètres
différents. Ne recouvrez jamais les perchoirs de papier sablé, car ce dernier peut
endommager la peau des pattes de l´oiseau.
Les perchoirs peuvent être placés a plusieurs niveaux de façon a encourager l´exercice.
Parfois un seul perchoir bien situé peut être suffisant pour d´agiles grimpeurs comme
les perroquets, puisque ceux-ci semblent toujours choisir le perchoir le plus haut. Pour les
espèces comme les pinsons qui préfèrent voler et sauter plutôt que de grimper, on
devrait mettre au moins deux perchoirs, un de chaque coté de la cage.
Il faut placer le perchoir de façon a ce que les fientes de l´oiseau ne tombent
pas dans la nourriture ou dans l’eau. De plus il faut éviter que la queue de l´oiseau
touche la nourriture, l’eau ou le fond de la cage . Il ne faut pas placer trop de perchoirs
dans la cage afin de procurer a l´oiseau un sain exercice.
Les Contenants pour la Nourriture et pour L'eau
L`utilisation d`un bol plus large que profond rend la nourriture plus attrayante et peut
encourager l`oiseau à manger de nouveaux aliments. Les perroquets en bonne santé et se
déplaçant normalement peuvent facilement rejoindre la nourriture et l’eau . Il n’est pas
nécessaire de placer les bols directement a coté du perchoir évitant ainsi que le volatile
se suralimente ou qu’il mâche les bols par ennui.
L'Hygiene
Afin de prévenir la détérioration de la nourriture, il est important de nettoyer
quotidiennement le fond de la cage et les contenants. Le propriétaire pourra ainsi
observer les fientes de l`oiseau et de surveiller tout signes de maladie. Un nettoyage
complet de la cage est recommandé à toutes les semaines. Il est souhaitable de laver à
l’eau avec un détergent doux, non toxique : du détergent à vaisselle par exemple.
Le Fond de la Cage
Le meilleur matériel pour couvrir le fond de la cage est le papier journal, le papier
essui-tout ou le papier brun ordinaire. Évitez les copeaux de cèdre ou de pin, les
épis de mais broyés, la litière pour chat ou le sable, car ils peuvent obstruer le
système digestif s’ils sont ingérés. Le papier permet de mieux remarquer
les fientes tous les jours.
Un Coin Privé
Plusieurs oiseaux apprécient de disposer d`un endroit pour se cacher à l’intérieur de
leur cage. Un sac en papier, une serviette ou une boîte pourra servir à cet effet.
Les Activités
On peut selon l’espèce , laisser voler l`oiseau librement dans la maison, tout en le
surveillant.
La plupart des oiseaux domestiques sont des animaux intelligents et actifs ayant des
besoins psychologiques à combler. Pour cette raison, il ne faut pas isoler l`oiseau,
mais plutôt le placer dans la pièce principale de la maison, là ou il y a le plus
d`activités.
Les jouets sont des distractions mentales et encouragent l'animal à faire de
l´exercice. De plus ils contribuent à l´usure du bec. On doit toutefois les
sélectionner en pensant tout d´abord, à la sécurité de l'oiseau. Ces objets à
mordiller sont les branches, les jouets en cuir pour chiens, les cordes en fibres:
naturelles et le bois de pin blanc. Évitez les objets en plastique cassant qui
peuvent blesser l´animal ,ceux dont la peinture peut s´écaler et être avalée, etc.
Les Soins Corporels
L´oiseau en santé et bien nourri requiert un minimum de soins corporels.
Cependant les oiseaux domestiques confinés à l´intérieur et refusant un régime
varié auront besoin de plus d´attention pour leur bec, leurs griffes leurs pieds et
leur plumage.
Le sommeil et le repos sont des éléments importants pour votre oiseau. Vous
pouvez aider à trouver le sommeil soit en plaçant la cage dans une pièce éloignée
de vos activités de soirée ou recouvrir la cage d´un tissu épais et foncé.
Pendant la période de la mue (La mue est un: processus physiologique normal pour remplacer
les vieilles plumes. Ceprocessus peut se produire une ou deux fois par année, ou moins selon
l'oiseau, et durer d'une semaine de deux ou trois mois selon l´oiseau et son environnement),
on conseille parfois d´ajouter des protéines, des
vitamines et du gras au régime de l'oiseau. Pendant qu´une nouvelle plume
se développe, l´animal est porté à picorer l´enveloppe de la plume afin de
l'ouvrir. Il ne faut pas penser tout de suite que l´oiseau cherche à s'arracher les
plumes ou qu´il a des mites. Vaporiser quotidiennement (le matin surtout) à l´eau
pure demeure ce qu´il y a de mieux pour le plumage.
Gardez les plumes de votre oiseau propres et sans substances huileuses.
N´appliquez jamais d´onguents ou de produits gras sur les plumes ou la peau
d'un oiseau. Si le plumage devient souillé on peut le nettoyer à l'aide d´un savon
doux tel un shampoing pour bébé suivi d´un rinçage complet à l'eau tiède et d'un
séchage dans un environnement chaud.
Une taille de plumes biannuelle peut être nécessaire afin d´éviter les escapades et
les blessures, ou si l´on veut apprivoiser et entraîner l´oiseau.
Les griffes trop longues peuvent rester prises dans les barreaux de la cage ou
dans certains jouets. L'oiseau pourrait se blesser en essayant de se libérer. On
recommande de les faire tailler régulièrement.
Afin d'éviter les blessures il sera peut-être préférable d´enlever, s'il y a lieu la
bague sur la patte de l´oiseau. Si on doit garder la bague pour des raisons
d'identification, il faudra surveiller occasionnellement sous celle-ci afin qu´il n´y
ait pas d´accumulation de saleté, d'enflure ou de constriction de la patte. Faites
attention aux jouets dans lesquels la bague pourrait se prendre et piéger l'animal.
Nous recommandons fortement I'implantation d'une micropuce afin d'identifier
votre oiseau de facon permanente. C´est une manoeuvre rapide qui ne nécessite
pas l'anésthésie de l'oiseau.
A Éviter:
* Les perchoirs recouverts de papier sablé;.
* Les polluants de l'air tel la fumée de cigarette, les insecticides et les vapeurs
oxiques provenant d'ustensiles en Téflon surchauffés, d`huile brûlée ou de peinture.
* Les vaporisateurs ou les plaquettes pour les mites.
* Les jouets qui se démontent facilement, tels les jouets en bois balsa, les chaînes à petits
animaux, les jouets avec des attaches en métal non sécuritaires ou des broches, ou encore
* L`accès aux copeaux de cèdre ou de pin pressé utilisés en tant que recouvrement du fond de
la cage.
* Tout fil de métal contenant du plomb, du cuivre, du zinc, de l`or ou de l`argent.
* Laisser les oiseaux en liberté lorsque personne n’est au domicile.
Les Premiers Signes de Maladie
Les Symptomes
Les premiers signes de maladie chez l`oiseau passent souvent inaperçus . Dans la nature,
l`oiseau malade tentera de garder une apparence normale le plus longtemps possible :
il s’agit de sa tactique de survie. Quand les symptômes deviennent apparents, l`oiseau
est habituellement malade depuis un certain temps.
Ne pas reconnaître les signes précurseurs d`une maladie dans l`apparence ou le
comportement de l`oiseau, peut donner l`impression d`une mort subite lors du décès
de l'animal. Pour cette raison nous conseillons au propriétaire de se familiariser
avec les signes avant-coureurs de maladie afin que le vétérinaire puisse intervenir
avant qu’il ne soit trop tard.
L'examen des Fientes
L`observation des excréments est une méthode simple pour vérifier l’état de santé de
votre oiseau. On peut utiliser des essui-tout, du papier journal ou tout autre genre
de papier pour couvrir le fond de la cage. Ceci permet de voir et de noter quotidiennement
la quantité, la grosseur, la couleur et la consistance des trois composants des fientes.
L`apparence normale des excréments varie selon le régime de l `oiseau.
Les Fientes Normales
Les selles (résidus de la digestion) peuvent être de différentes couleurs et consistances.
Les régimes contenant un taux élevé de graines , produisent généralement des fientes homogènes
noires ou vert foncé alors que les oiseaux nourris d'une moulée, produisent des excréments plus
mous tirant sur le brun.
L`urine est normalement un liquide clair qui représente une portion faible de la fiente.
Un régime trop riche en fruits et en légumes peut augmenter la quantité d`urine de la fiente.
Les dépôts d`urate (dépôts blanc crémeux provenant des reins) sont souvent présents dans
l`urine où ils semblent enroulés autour des excréments.
Les Fientes Anormales
L’oiseau malade peut démontrer les signes suivants :
* Diminution du nombre de fientes ;
* Changement de couleur des urates ou de l’urine (passant du blanc crémeux au jaune ou au vert)
;
* Augmentation d’eau dans les selles(diarrhée) ;
* Volume excessif d’urine (polyurie) ;
* Diminution de la grosseur des selles accompagnée d’une augmentation de dépôts d’urates
(polyurates) ;
* Présence de sang.
On peut remarquer des variations normales dans les cas suivants : chez les femelles
qui vont bientôt pondre, chez les jeunes oiseaux nourris à la main avec une formule
spéciale, dans la première élimination du matin, dans les conditions de nervosité et
de stress ou après un repas copieux d’un aliment coloré (comme des bleuets). Ainsi
avant de s’inquiéter, le propriétaire devra évaluer plusieurs fientes dans des
conditions normales.
Les Premiers Symptômes de Maladie
Les symptômes suivants ne nécessiteront peut-être pas un traitement d’urgence, mais,
parce qu’ils sont anormaux tout oiseau démontrant ces signes devrait être examiné par
un vétérinaire spécialisé.
* Mue prolongée ou présence continuelle de nouvelles plumes.
* Plumes brisées, tordues, rongées ou mâchouillées ;
* Plumage de couleur anormale ou terne ;
* Plumes tachées près des narines ou du cloaque ;
* Formation de croûte dans les narines ;
* Rougeur, enflure ou perte de plumes autour des yeux ;
* Desquamation de la peau ou du bec ;
* Perte d’uniformité ou de lustre du plumage, calvitie ou plaies sous les pieds ;
* Boiterie ou changement d’appui ;
* Croissance excessive du bec ou des griffes ;
* Changements mineurs dans leur façon de parler, de mordre ou de manger ;
* Faible reproduction des oiseaux utilisés pour l ‘élevage ;
* Fientes anormales.
Les Symptomes de Maladie Grave
Si les signes énumérés précédemment ne sont pas remarqués, ils peuvent se transformer en
symptômes de maladie grave . Les symptômes suivants peuvent être des indicateurs pour
lesquels il faut consulter un vétérinaire immédiatement :
* Changement important dans la quantité et l’apparence des excréments ;
* Consommation moindre ou excessive de nourriture et d’eau ;
* Changement d’attitude, de personnalité ou de comportement ;
* Posture avec un plumage gonflé ;
* Chant ou vocalisation diminués ou arrêtés ;
* Changement dans la respiration ou sons anormaux ;
* Changement dans le poids (en grammes) ou dans la condition générale du corps de l’oiseau ;
* Élargissement ou enflure sur le corps;
* Vomissement ou régurgitation ;
* Écoulement provenant des narines, des yeux ou du bec ;
* Perte d’équilibre, incapacité de se tenir sur le perchoir.
Les Accidents
Beaucoup d’accidents peuvent être évités :
- Faire tailler des plumes et des griffes par un professionnel.
- N’amenez pas votre oiseau près des lieux de cuisson (rond de cuisinière allumés,
casseroles bouillantes, etc..)
- Surveiller toujours un oiseau en liberté.
- Attention aux plantes toxiques (demandez une liste à la réception).
Les Premiers Soins
La chaleur et la nourriture sont les deux éléments les plus importants à considérer
en attendant de consulter un vétérinaire. L’oiseau doit être gardé dans le calme et
ne pas être manipulé.
La Chaleur
On doit maintenir la température entre 28°C-33°C. On peut installer un incubateur
temporaire en plaçant un coussin chauffant au fond ou autour de la cage et en la
recouvrant entièrement (ou les ¾ selon l’intensité de la chaleur) avec des serviettes
ou avec une couverture. Une ampoule infrarouge (ou 100 watt) peut aussi servir de
source de chaleur . Si l’oiseau commence à respirer rapidement et qu’il garde les
ailes éloignées de son corps, c’ est que la température est trop élevée. On doit donc
surveiller l’oiseau régulièrement. Certains types de combustibles (comme le kérosène)
sont à éviter pour le chauffage si l’oiseau en est près.
La Nourriture
Il faut le plus possible encourager l’oiseau à manger. Placez les contenants de
nourriture à coté de l’endroit où l’oiseau est perché. Si l’oiseau n’est pas sur
le perchoir, répandez de la nourriture dans le fond de la cage. Si nécessaire
vous pouvez même nourrir l’oiseau à la main en lui offrant ses aliments préférés.
Plus l’oiseau est petit, plus il est fragile et plus il a besoin de soins immédiats.
******************** NE PAS DONNER D’ALCOOL OU D’HUILE ************************
Le transport
Si vous n’avez pas de cage de transport pour apporter l’oiseau malade chez le vétérinaire,
placez le dans une boîte doublée d’un linge ou d’une couverture. Faites des trous sur le
dessus de la boîte. N’y mettez pas de contenant d’eau, mais placez y un peu de sa
nourriture préférée. Si vous devez le transporter pendant la saison froide enveloppez
la boîte d’une serviette épaisse ou d’une couverture, puis placez le tout dans un sac
de plastique en guise de coupe-vent. Une fois dans la voiture, retirez le plastique en
partie afin de permettre une circulation d’air. Si possible voyagez avec un compagnon et
tenez la boîte sur vos genoux.
Le vétérinaire aura besoin du papier ayant servi de fond de cage pendant les dernières 24
heures pour vérifier les fientes. Apportez également les gâteries qui encourageront
l’oiseau à manger au cas ou il devrait être hospitalisé.
L'examen de Base
Nous amenons régulièrement notre chien ou notre chat chez le vétérinaire pour un
examen de routine. C’est encore plus important pour votre oiseau de passer des
examens de routine, puisque les symptômes de maladie sont beaucoup moins évidents
chez les oiseaux et qu’ils passent ainsi souvent inaperçus.
La Quarantaine
La première chose importante qu’un propriétaire d’oiseau doit faire est d’isoler le nouvel
arrivé Celui-ci devra être isolé pendant au moins six semaines après la date de son achat
afin de protéger les autres oiseaux de la maison. Comme certains virus peuvent être
transmis d’une pièce la l’autre par le système de chauffage ou de climatisation, on va
même jusqu’à conseiller de ne pas garder l’animal sous le même toit. La quarantaine est
indispensable pour tout nouvel oiseau, même pour ceux que l’on considère en bonne santé.
On suggère de vos laver les mains après avoir été en contact avec l’oiseau en quarantaine.
Examen D’un Nouvel Oiseau
On recommande l’examen d’un nouvel oiseau dans les 3 jours suivant l’achat de l’animal.
Ceci a pour but de protéger l’investissement du propriétaire, de découvrir ou de prévenir
des maladies et d’informer le propriétaire sur les soins à apporter à l’animal.
Même si les premiers test prouvent un état de santé normal , ils fournissent des références
importantes pour les examens ultérieurs. Pour plus de détails, obtenez notre document
intitulé LE PROFIL AVIAIRE COMPLET.
Les Constituantes de L’examen
Le Passé de L’animal
Votre vétérinaire sera intéressé de connaître le passé de votre oiseau : son âge, son sexe,
son origine, son régime, depuis quand vous possédez l’animal et comment vous le logez.
Même si l’oiseau habite chez vous depuis longtemps, le vétérinaire doit être informé de
tout contact direct ou indirect avec d’autres oiseaux. Si le propriétaire achète de la
nourriture en vrac dans une animalerie qui vend des oiseaux, ou qu’il visite des volières,
des expositions d’oiseaux ou des marchés d’oiseaux, ce sont là des exemples de contact
indirects avec d’autres oiseaux.
L’examen Physique
A partir d’une première observation critique de l’oiseau en cage, le vétérinaire peut analyser
l’apparence générale du corps de l’oiseau (obésité, tumeurs), la posture, l’attitude et la
respiration. Même si plusieurs problèmes internes ne sont pas évidents au moment de l’examen,
un vétérinaire expérimenté avec les oiseaux, reconnaîtra certaines malformations ou anomalies
en ce qui concerne les plumes, la peau, le bec, les yeux, les oreilles, les narines,
la cavité orale, les os, les muscles, l’abdomen et le cloaque (anus).
Le Poids
Une fois devenu adulte, le poids du volatile devrait demeurer relativement stable. Au
moment de son examen annuel, par exemple, la vérification de son poids fournira des
informations importantes concernant son état de santé. Le poids de l’oiseau devrait être
mesuré en grammes, et non pas en onces, afin de pouvoir mieux déceler toutes les variations.
L’examen des Matières Fécales
L’apparence des fientes (la grosseur, la couleur et la composition) peut généralement aider
le vétérinaire à évaluer l’état de santé de l’oiseau et à déceler certaines maladies.
Il est préférable d’amener le papier de fond de la cage des 24 dernières heures précédant
l’examen, car la plupart des oiseaux sont nerveux et leurs fientes peuvent être plus
liquides que d’habitude quand ils sont chez le vétérinaire. S’il est nécessaire de
déterminer s’il y a présence de parasites internes, le laboratoire examinera au
microscope un échantillon de matières fécales.
Les Différents Tests
En tenant compte du passé, des résultats de l’examen physique, de l’espèce, de l’âge
et de la condition générale de l’oiseau, votre vétérinaire pourra suggérer quelques
unes des techniques de diagnostique suivantes afin d’aider à évaluer l’état de santé
de l’oiseau.
Le Test de Psittacose
Les vétérinaires ont à leur disposition plusieurs tests de dépistage pour la psittacose.
Ce test constitue une partie importante de l’examen d’un nouvel oiseau parce que le
chlamydia psittaci est une maladie qui peut être transmise à l’homme.
Les Prises de Sang
On prendra une prise de sang afin de déterminer le nombre et la distribution des
cellules sanguines (globules blancs) . Cette information peut diriger le
diagnostic vers certaines maladies et on aura peut-être besoin de faire d’autres
tests afin d’en obtenir la confirmation. Une série de tests chimiques fait à
partir d’une prise de sang peut démontrer des déséquilibres dans les fonctions
vitales et indiquer la possibilité de troubles organiques.
La Microbiologie
Votre vétérinaire peut peut-être conseiller une culture de la gorge, du cloaque, de
l’oesophage ou des prélèvements de tissu et de fluide afin de détecter la présence
anormale de bactéries ou de champignons. On pourra, en même temps, faire un test
afin de déterminer un antibiotique approprié au cas ou la maladie requerrait un
traitement antibiotique.
Les Radiographies
On pourra également avoir recours au rayons X pour connaître la condition interne de
votre oiseau. Souvent, les radiographies permettent de voir la présence de
nouvelles ou de vieilles fractures ,la grosseur des organes et le rapport qu’ils ont
entre eux, la présence de corps étrangers ou de masses de tissus mous telles des tumeurs,
ainsi que la condition des poumons et des sacs aériens.
Les Tests de Dépistages Pour les Virus
De nouveaux tests sont présentement à l’étude pour le dépistage de certains virus chez
les oiseaux. Le dépistage est particulièrement important chez les oiseaux d’élevage
puisqu’il existe des germes qui ne se manifestent pas en maladie clinique avant que
l’oiseau ne subisse un stress quelconque comme la ponte des oeufs, l’alimentation des
petits ou le sevrage.
Les Visites Annuelles
On recommande une visite annuelle chez le vétérinaire parce que souvent, les propriétaires
ne reconnaissent pas les symptômes évidents du début d’une maladie. Cette visite permettra
d’identifier rapidement une maladie éventuelle et de la contrôler. En même temps,
le propriétaire pourra prendre connaissance des nouvelles informations concernant
les oiseaux. La plupart du temps, les oiseaux sont présentés deux fois l’an :
aux six mois pour le soin des griffes, des plumes et du bec, et pour la pesée,
ainsi qu’annuellement pour l’examen physique.
L’Hospitalisation
Si l’oiseau est malade, on devra peut-être l’hospitaliser afin de lui donner les
traitements et les supports nutritifs dont il a besoin. Soyez tout à fait à l’aise
d’interroger nos techniciennes sur le traitement de votre oiseau afin d’être bien
informé.
La Maladie de Pacheco
Le virus de la maladie de Pacheco fait partie de la famille des virus de l'herpès.
À titre d'exemple, cette famille de virus inclut également l'herpès simplex responsable
des symptômes dûs au rhume et de l'herpès zoster relié au zona chez les humains.
Trois souches principales du virus de l'herpès se retrouvent chez les oiseaux -
la première affecte l'éclosion des oeufs chez les perruches ondulées, la deuxième
cause des maladies respiratoires chez les Amazones et la troisième est responsable
de la maladie de Pacheco. Toutefois, parmi ces souches se trouvent des virus qui
peuvent causer la maladie ou qui sont dormants ou encore des virus qui sont inertes.
Les virus de l'herpès deviennent actifs sous certaines conditions telles que le stress,
la fatigue et la malnutrition. Ces conditions peuvent exister chez les oiseaux qui sont
en transit, mal nourris, qui sont en surpopulation ou qui se reproduisent.
Symptômes
À son apogée, la maladie de Pacheco peut tuer un oiseau en moins de 24 heures à
compter de l'apparition des premier symptômes tels des fientes flasques et contenant
de l'eau, des urates teintées de jaune, de la léthargie.
Dans une phase plus douce de la maladie, les oiseaux peuvent apparaître fatigués,
peuvent régurgiter, perdre l'appétit et développer des symptômes de perte d'équilibre et
de coordination.
Dépistage
Il n'y a qu'un seul test disponible dans le commerce. Celui-ci détecte des particules
de virus dans le sang ou les selles de l'oiseau ou encore des cultures prises dans
la bouche de l'oiseau. Ce test est connu comme le test "PCR ". Il est disponible dans
le commerce depuis la fin des années 90. Celui-ci est extrêmement sensible et peut
détecter d'infime particules de virus. Toutefois, le test ne nous révèle pas de
quelle souche de virus il s'agit. Plusieurs oiseaux qui semblent en santé testeront
positif laissant le propriétaire de l'oiseau dans un état de dilemme. S'il s'agit un
oiseau vivant seul, il n'y a aucun problème et même la valeur de procéder à un tel test
est mise en doute. Si l'oiseau provient d'un élevage ou est introduit à une maisonnée
comprenant plusieurs oiseaux, la seule solution sera de vacciner tous les oiseaux.
Traitement
Il n'y a pas vraiment de cure pour cette maladie et la seule façon d'aider l'oiseau est de le soutenier alors que la maladie passe (si elle passe).
Vaccins
Ceux-ci sont disponibles depuis plusieurs années. Plusieurs personnes sont craintives
vis-à-vis le vaccin à cause de ses très sérieux effets secondaires chez certains oiseaux.
Ce vaccin a été modifié depuis son introduction; le vaccin actuellement en usage
est sûr.
Le Picage
Le picage ou arrachage de plumes est un problème de comportement chez les oiseaux,
résultant en dommages pour les plumes et, occasionnellement, pour la peau de l'oiseau.
Les plumes peuvent être surlissées (lissage excessif des plumes) et mâchées, cassées ou
entièrement arrachées.
Cet état peut apparaître graduellement au cours des mois ou des années ou, dans
certains cas, du jour au lendemain.
Habituellement, ce genre d'activité sera limitée d'elle-même à certains endroits du
corps comme la poitrine ou les cuisses, ou encore le dos.
Dans quelques rares cas, on verra l'oiseau se mâcher les plumes sur tout le
corps. Cependant, même dans les cas les
plus sévères, les plumes de la tête restent intouchées puisque l'oiseau n'arrive pas à
les atteindre, et les plumes de vol et les plumes de la queue sont préservées. Le lieu
du picage peut parfois donner un indice de la cause du problème.
Il y a plusieurs raisons qui font qu'un oiseau peut développer ce comportement
destructif:
Regime
La pousse saine des plumes requiert un régime équilibré. Sans alimentation adéquate,
les plumes se dessèchent et perdent leur lustre, peuvent casser facilement et ont une
ultrastructure déficiente. Dans un effort pour rendre ses plumes normales, l'oiseau les
surlissera, ce qui causera davantage de dommage, et entraînera un cercle vicieux de
lissage et d'endommagement des plumes.
Consultez notre manuel, la page precédente sur notre site, ou un membre de notre personnel pour vous assurez que
l'alimentation de votre oiseau est équilibrée.
Le Stress et L'environnement
Les oiseaux sont sensibles au stress. Des situations potentiellement stressantes pour les oiseaux sont:
* changement de propriétaires/de résidence.
* ajout ou perte d'un compagnon de cage ou d'un membre de la famille humaine.
* manque de socialisation/ennui
Ces stress peuvent avoir pour résultat des comportements déplacés: lissage de plumes excessif ou surlissage, ou mutilation des plumes.
Socialisation
La plupart des perroquets qui sont vendus de nos jours
sont des bébés nourris à la main, non sevrés. La première année d'un
oiseau est de la plus haute importance parce c'est elle qui
déterminera si un individu deviendra un être indépendant équilibré
ou non. Ce processus peut être contrecarré par des propriétaires bien intentionnés,
mais surprotecteurs. Le résultat sera un oiseau mal adapté qui démontrera
au fil des années plusieurs signes de comportements inappropriés, parmi lesquels,
le picage.
Il est d'une importance cruciale que les futurs propriétaires de bébés
perroquets s'informent sur la façon correcte d'élever un jeune oiseau.
Coupe Des Plumes De Vol
Des plumes de vol mal taillées peuvent générer le picage.
La tige de la plume coupée peut frotter sur les flancs de l'oiseau et l'irriter.
Celui-ci tentera d'arrêter cette irritation en mâchant les plumes qui en sont la
cause ou les plumes du corps.
Nous recommandons que la taille des ailes soient adaptées à chaque oiseau et à ses besoins particuliers.
Certains oiseaux doivent avoir les ailes taillées de façon à éviter les
accidents ou afin de réduire leur tempérament dominateur. D'autres peuvent
garder leurs ailes intactes et être capables de voler.
Les oiseaux peuvent apprendre adéquatement à voler et à atterrir sans danger
avec leur propriétaire. Des harnais spécialement conçus peuvent être utilisés lorsque
vous amenez votre oiseau à l'extérieur. Les oiseaux doivent naturellement apprendre
à porter le harnais et n'est pas tous les oiseaux qui l'accepte. Certains
oiseaux peuvent même apprendre à l'enlever, soyez donc très prudent!
Vous pouvez permettre à votre oiseau de voler dans un enclos extérieur fermé
et sûr. N'oubliez pas que si votre oiseau a les ailes taillées vous devez
toujours être attentifs aux fenêtres et portes ouvertes parce que ce dernier
pourrait facilement s'échapper.
Les bienfaits de laisser voler votre oiseau comprennent 2 volets :
* Le bienfait physique inclus le développement approprié des muscles, des
articulation plus fortes, un fonction cardio-vasculaire appropriée, la réduction
de l'obésité et le fait d'éviter les accident causés par le manque d'habileté et
de contrôle du vol.
* Les bienfaits psychologiques incluent sa confiance et son assurance.
La possibilité de voler favorise aussi la curiosité et l'exploration ce
qui réduit l'ennui.
Rappelez-vous cependant, chaque situation est unique et la décision
de laisser votre oiseau volé ou non doit être prise en considérant vos
besoins mutuels et vos tempéraments.
Les Maladies
Maladie Interne
Le lissage excessif peut être un indice de malaise ou d'inconfort.
Un oiseau qui s'arrache les plumes à la base du cou peut avoir une infection du
jabot. Un oiseau qui se mâche les orteils peut avoir un problème au niveau des
nerfs de la jambe et réagit à la sensation de "chatouillement". L'arrachage de
plumes peut représenter la première manifestation clinique d'une maladie systémique
chronique.
Protubérances et Infections
La peau, les plumes et leurs follicules (racines) doivent être examinés de près pour
détecter toute évidence d'infection virale ou fongique, ou encore de kyste,
qui peuvent mener à l'arrachage de plumes.
Parasites
Des parasites internes ou externes peuvent causer des démangeaisons et
des dommages subséquents aux plumes lors de lissage excessif des plumes.
Votre oiseau apprivoisé peut vous avoir été vendu avec ces parasites ou il
peut les avoir contractés d'autres oiseaux. Une fois atteint, un oiseau ne peut
se débarrasser de lui-même de ces indésirables. Votre vétérinaire aviaire
peut vous informer sur le traitement approprié.
Physiologie et Hormones
Le niveau d'hormones sexuelles d'un oiseau varie au cours d'une année, causant
des changements de comportement. Un de ceux-ci peut être l'arrachage de plumes
sur l'abdomen de femelles qui se préparent à pondre. Il est soupçonné que chez
un certain nombre de ces individus ce comportement peut s'amplifier à cause d'une
frustration sexuelle. Un traitement aux hormones a été utilisé dans ces cas,
avec des résultats variables.
Comportement
Peu importe la cause, une fois ce comportement acquis, il peut devenir une
activité permanente en présence de renforcement positif. Immanquablement, une
fois que l'oiseau commence à s'arracher les plumes, la réaction naturelle du
propriétaire de l'oiseau est de lui accorder une attention négative en lui disant,
et parfois en criant: "Non, arrête ça!", en l'arrosant avec de l'eau ou en utilisant
toute autre méthode qui est censée dissuader l'animal de continuer ce comportement.
Malheureusement, en "langage oiseau" toute cette attention négative est perçue comme
positive, parce que c'est au moins de l'attention, au plus, c'est distrayant et
divertissant!
La sagesse voudrait qu'on ignore totalement ce comportement et qu'au contraire,
on donne de l'attention à l'oiseau au moment où il ne s'arrache pas les plumes.
Quoi Faire
Le diagnostique sur l'origine des symptômes commence par une discussion autour de
l'environnement et la vie de l'oiseau, un examen physique et un profil aviaire
complet afin d'éliminer la possibilité d'une maladie physique.
Si une maladie est découverte, elle doit être traitée médicalement.
Des changements de régime et d'environnement peuvent s'appliquer:
-ajouter, enlever ou changer les jouets.
-changer le régime de l'oiseau pour un régime équilibré ou à base de moulée
-utiliser une grande variété de nourriture colorée et de formats différents pour stimuler l'oiseau
-déplacer l'oiseau dans un lieu plus approprié, soit plus tranquille, soit où se trouve l'activité, selon le cas.
Si les aspects de régime, d'environnement ou physique sont appropriés,
c'est au comportement même qu'il faudra faire face. Cette expérience,
qui peut aussi bien être frustrante que gratifiante, requiert souvent des
changements tant chez l'oiseau que chez son (sa) propriétaire:
-créer ou changer les routines
-établir une dominance de guide
-renforcer les comportement positifs
-ignorer les comportements négatifs
Une vétérinaire aviaire qualifié peut vous reférer à un spécialiste en comportement
si vous désirez de l'aide additionnelle. Aussi, nous avons, sur video, le conférence sur le
comportement des oiseaux, donné par Dre.lupu, pour louer ou acheter.
Colliers (élisabéthains)
L'utilisation de colliers pour arrêter l'arrachage des plumes est controversée.
Il est définitivement contre-indiqué dans les cas d'afflictions physiques.
Il ne devrait être prescrit que pour les oiseaux qui s'auto-mutilent.
Nous préférons explorer des méthodes alternatives pour réduire l'arrachage de plumes.
D'après notre expérience, plusieurs oiseaux recommencent tôt ou tard à s'arracher les
plumes, une fois le collier enlevé.
Il nous arrive, cependant, d'utiliser le collier afin de rompre le cycle,
en conjonction avec d'autres techniques de modification de comportement.
Par-dessus tout, si vous avez un oiseau qui s'arrache les plumes, vous l'aiderez
si vous arrivez à ignorer l'aspect esthétique (ou plutôt inesthétique) de l'animal.
Concentrez-vous sur les besoins de votre oiseau. Si vous n'arrivez pas à résoudre
ce problème, aimez votre oiseau pour ses qualités autres que son apparence.
La technologie pour déceler les virus
Depuis quelques années, des épreuves (PCR) sont disponibles pour déceler la
présence de virus et de certaines bactéries chez vos oiseaux. Les microbes
pouvant être dépistés par ces tests sont le Polyoma virus, le virus de la
maladie de Pacheco (PDV), le virus de la Maladie du Bec et des Plumes (PBFD),
et la bactérie qui cause la Psittacose, soit le Chlamydia.
Les épreuves décelent des particules du microbes dans le sang, ou dans les
fientes ou bien encore dans la bouche ou cloaque des oiseaux. Le site
idéal de l'échantillonage diffère selon les maladies et les éspèces d'oiseau
de sorte que chez certaines éspèces le Chlamydia sera présent sur la muqueuse
de la bouche et chez d'autres, plutôt dans les fientes. Il n'est pas
humanitaire de couper une griffe pour obtenir un échantillon de sang.
La principale difficulte présentée par ces test demeure dans l'interprètation:
que veut dire un résultat positif? Négatif? Est-ce qu'il existe des faux
négatifs ou des faux positifs? Est-ce que le test différencie les souches
virulentes (pouvant causer la maladie) des souches non-virulentes?
Ces tests sont d'une trés grande utilité, permettant de développer et de
maintenir des populations saines.
La vaccination des oiseaux est une autre façon de protèger les oiseaux.
Les vaccins sont disponibles pour le Polyoma et le Pacheco.
Maladie du bec et des plumes
La maladie du bec et des plumes (PBFD " Psittacine Beak and Feather
Disease "), est causée par un virus (circovirus) qui s'attaque aux plumes
et au système de défense de l'oiseau. Rarement, le bec peut être aussi
impliqué.
Les plumes des oiseaux infectés sont endommagées à la racine lors de la
croissance, au point de ne plus être viables. Une perte de plumes s'ensuit
et s'aggrave lors de chaque mue. Les plumes de vol sont souvent impliquées
en premier, suivis par les plumes du corps (plumes de contour). Certains
oiseaux deveniennent complètement nus.
Cette maladie affecte les oisillons lors de la formation des plumes mais
peut aussi se manifester de façon progressive chez les oiseaux adultes.
Le virus qui infectera un jeune oisillon avant que son système de défense
ne soit complètement formé (avant le sevrage), détruira ce dernier et
laissera l'oiseau vulnérable aux infections. Ces oiseaux ne survivront
que quelques mois. La présence du virus du PBFD peut être confirmée par
un test de dépistage, réalisé à partir d'écouvillons de selles, de plumes
ou du sang de l'oiseau malade. Malheureusement, aucun traitement efficace
n'existe pour cette maladie.
Chez l'oiseau qui n'a aucun symptôme, un test positif indique la présence
du virus dans l'échantillon mais n'indique pas qu'il développera obligatoirement
la maladie. Son système immunitaire pourrait éliminer le virus. Ces oiseaux
devront être "re-testés" un mois plus tard.
Un test positif chez l'oiseau symptômatique nous confirme la maladie,
mais ne prédit pas la progression de la maladie. Puisque dans nombreux
cas cette maladie est progressive, plusieurs oiseaux peuvent maintenir
une bonne qualité de vie pendant nombreuses années.
Le virus du PBFD est contagieux et très résistant aux désinfectants. Il
faut donc s'assurer de garder ces oiseaux à l'écart de tout autre oiseau.
Puisque le virus se répand dans les poussières de plumes, l'environnement
peut devenir contaminé. Il faudra donc tester tout environnement suspect
avant d'y réintroduire un nouvel oiseau.
Le Virus Polyoma
Le polyomavirus est une maladie virale qui affecte surtout les oisillons au sevrage.
Les adultes ne sont que très rarement affectés et peuvent présenter des
symptômes non-spécifiques transitoires (somnolence, manque d'appétit, diarrhée).
Rares sont les adultes qui succombent à la maladie.
Le virus cause des symptômes différents chez les perruches que chez les autres
psittacidés. Les jeunes perruches présentent des anomalies de croissance
des plumes (anciennement appelé mue française). La maladie est fatale chez
la plupart des oisillons mais ceux qui survivent, peuvent (ou non) présenter
des tarres de développement permanents du plumage. Ces derniers peuvent devenir
porteurs du virus qu'ils répandront par leur fientes.
Les jeunes perroquets deviennent léthargiques, digérent de moins en moins
leur nourriture et mourront. Le cours de la maladie est souvent 1 à 3 jours.
Un certain nombre d'oisillons peuvent survivre à la maladie. On soupçonne fortement
que ces derniers ne seront pas porteurs du virus.
Aucun traitement ne peut éliminer le virus, mais un vaccin préventif existe.
Puisque le Polyomavirus n'affecte pas les individus adultes en garde privée,
il n'est pas recommandé de les vacciner. Par contre, le vaccin est fortement
recommandé dans les conditions d'élevage d'oiseaux et là où il y a concentration
de bébés avant le sevrage.
Dilatation du proventricule (PDD)
La digestion chez le perroquet se caractérise par un va-et-vient de
nourriture entre le proventricule, le gésier et l'intestin.
PDD est causé par un virus (il n'est pas encore identifié) qui paralyse
les mouvements
digestifs et empêche la digestion des aliments. La nourriture stagne dans proventricule
et pourrit, ou alors elle passe rapidement tout droit, indigérée. Le perroquet, ainsi privé
de nourriture, est affamé : malgré un appétit vorace, il maigrit et dépérit peu à peu.
Nous ne connaissons pas encore tous les détails sur cette maladie, mais
savons qu'elle peut affecter tous les psittacidés, jeunes ou adultes.
Jusqu'ici, seuls des traitements palliatifs sont disponibles.
Avez vous besoin d'assistance immédiate? Appelez au 514-486-5258
Need to reach us immediately? Call 514-486-5258
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